L'exploitation du bambou pour la fabrication de produits originaux revête des propriétés exceptionnelles par rapport à celles que l'on connaît des essences de bois habituellement utilisées.
C'est un matériau écologique par son mode de croissance qui permet d'atteindre un grand rendement tout en ayant une action positive sur l'érosion des sols. Ce qui en fait une excellente alternative au bois et représente une solution à la déforestation.
Lorsqu'il est transformé, le bambou donne un produit d'un rapport qualité/prix exceptionnel.
L'association Terem envisage la création d'une structure d'insertion par l'activité économique spécialisée dans la transformation de bambou en charbon (pour servir de combustible), en mobilier (meubles et objets) et en matériel de construction (dans un premier temps du parquet, puis des poutres, des planches, etc). Cette structure hybride, dotée d'ateliers de fabrication, mais aussi de salles de courts, à vocation de constituer la première étape de la création d'une filière de bambou équitable sur la région de Pondycherry.
Marcel Finders et le responsable pédagogique de Terem, Olivier Joseph, de nationalité indienne et originaire de Pondycherry (ancien comptoir français), décident en avril 2010 de faire un premier voyage d'étude dans le Kérala.
Le Kérala se situe à quelques centaines de kilomètres au sud de l'ancien comptoir qui est la seconde région la plus importante de l'Inde sur le plan de la culture du bambou.
Ce voyage aura permis, entre autre, de rencontrer une ONG indienne, INDP, installée à Pondycherry, qui intervient auprès des populations de la caste des "intouchables". Après avoir constaté de fortes convergences entre elles, Terem et INDP ont décidé d'étudier ensemble la faisabilité de la création d'un établissement de formation professionnelle aux métiers de transformation du bambou, dans le Kérala ou près de Pondycherry.
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